IVG

LA VÉRITÉ SUR L’AVORTEMENT

Aujourd’hui, les filles n’ont pas du tout conscience de la réalité cachée derrière l’avortement. Elles le voient de loin. Ne se sentent pas concernées tant qu’elles ne sont pas dans la situation.

Malheureusement, c’est toujours quand on s’y attend le moins qu’on se protège le moins :

Tomber enceinte, ça n’arrive qu’aux autres !

Et la plupart des femmes construisent leur opinion en se basant sur des préjugés :

De toute façons, ça fait tellement longtemps que je prends la pilule que je ne risque pas de tomber enceinte. Disent-elles à moitié rassurées et à moitié dans la crainte de découvrir un jour un éventuel problème de fertilité.

La réalité, c’est que ça n’arrive pas qu’aux autres. Si c’était le cas, on n’assisterait pas à 200 000 avortements en France. Mais les femmes, encore une fois ne peuvent pas en être consciente. Pourquoi?

Parce qu’aujourd’hui, on apprend que la sexualité est indépendante de la reproduction. Parce que les femmes veulent avoir une vie sexuelle mais ne prennent pas forcément la peine de s’assurer des risques de grossesses qui peuvent survenir.

Les préservatifs? C’est aux hommes d’y penser. Je ne vais très certainement pas aller à la pharmacie pour en acheter, la honte !

Oui mais ma chérie, ce n’est pas l’homme qui tombe enceinte. Lui de son côté il ne prend pas ce genre de risque.

Et malheureusement quand la situation se présente et que le couple qui s’apprête à avoir une relation intime se retrouve sans préservatif, le 1er réflexe des femmes n’est pas de stopper l’action.

Ce n’est pas grave, je prendrai la pilule du lendemain à la pharmacie.

Il n’y a aucun jugement de notre côté mais plus de l’inquiétude. Car les femmes d’aujourd’hui ne font pas la différence entre la pilule contraceptive et la pilule abortive.

Bah, c’est une pilule un peu plus forte ?!

Non pas du tout. C’est un poison pour le corps. Et si même des pharmaciens qui ne sont pas contre l’avortement vous préviennent pour vous dire qu’il faut y avoir recours seulement une fois dans votre vie, c’est bien qu’il y a une raison à cela.

Quels sont les risques ?

À ne pas prendre à la légère, cette pilule d’urgence est environ 40 fois plus fortes que les pilules contraceptives régulières et par conséquent elle peut entraîner des effets secondaires assez graves. Parmi eux : des caillots sanguins dans le cœur, les poumons et les intestins. Elle peut aussi causer des effets secondaires moins graves mais non négligeables : maux de tête et de ventre, nausées et saignements, vomissements,  rétention d’eau, douleurs abdominales, sensibilité des seins et des douleurs thoraciques. À noter : le risque augmente pour les femmes qui fument, sont diabétiques ou souffrent de maladies cardio-vasculaires.

Si vous souhaitez plus d’informations sur la pilule, nous avions fait la semaine dernière une étude plus poussée des risques. [Lire l’article]

À savoir : une étude de l’INSEE nous indique que les adolescents en abusent depuis l’élargissement de son accessibilité en 2001 dans les écoles et les centres spécialisés (CMS, Planning Familial).

On note que 42% des françaises de 15 à 19 ans et 43% des 20-24 ans y ont déjà eu recours. Les chiffres ont été multipliés par 4 en moins de 10 ans.

Selon les professionnels de santé, ce phénomène est la conséquence de la mise à disposition gratuite, depuis 2001, de cette contraception d’urgence dans les collèges et lycées et depuis 2012 dans les universités. Et si cette mesure a certes permis de stabiliser le nombre d’interruptions volontaires de grossesse – 27 000 adolescentes ont dû en subir une en 2011 –, il est toutefois important de préciser que la pilule du lendemain n’est pas destinée à être prise de façon régulière. Au contraire, elle ne doit être utilisée qu’en dernier recours, car elle n’est pas fiable à 100%.

Il est important de noter que plus on prend la pilule du lendemain, plus on en diminue les effets. Si bien que de nombreuses femmes se retrouvent enceinte malgré le fait qu’elles aient consommé cette pilule dans les temps.

Mal préparées, desinformées, les femmes seront par la suite amenées à prendre la décision de l’avortement. Car la relation sexuelle n’avait pas pour but de donner naissance à un enfant mais a été vécue comme un loisir. Car la  peur les saisie et elles voient cette grossesse comme une mise à mort de la vie qu’elles mènent et souhaitent se débarrasser de ce qu’elles pensent être une contrainte, une responsabilité qui sonne comme une mise à mort.

Mais bien que plusieurs femmes voient l’avortement comme une solution immédiate à leur problème, elles ne savent pas où elles mettent les pieds.

Trois femmes ont décidé de prendre la parole à ce sujet. Après avoir vécu l’IVG quand elles étaient jeunes, elles nous racontent leur expériences.

[Sous-titres disponibles en Français à activer sur la vidéo]

Des centres d’aide et d’écoute sont présents en France pour vous permettre de parler d’une grossesse non désirée et vous expliquer sans vous juger toutes les alternatives possibles qui existent pour les femmes, les couples qui vivent une situation de « grossesse inattendue ».

Plusieurs femmes présentent chez We Are Prolifers ont connu l’IVG, alors n’hésitez pas en cas de besoin à nous laisser des commentaires pour nous poser des questions. Nous sommes là pour vous ❤️

Nous ne prenons pas la décision à votre place mais nous pouvons vous parler de nos expériences.

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