Santé, Sexualité

LA BIOIMPRESSION PERMET À DES FEMMES STÉRILES D’ENFANTER

L’université Northwestern à Chicago s’est lancé un pari incroyable : permettre à des femmes stériles ou dont la grossesse induit un risque pour leur santé (notamment en cas de réactivation d’un cancer) de pouvoir devenir maman. Leur solution? La bioimpression.

QUEL EST LE CONCEPT?

La bio-impression est une application biomédicale des procédés de fabrication additive permettant de produire artificiellement des tissus biologiques par le biais de l’impression 3D.

La bio-impression peut être définie comme la structuration spatiale de cellules vivantes et d’autres produits biologiques en les empilant et en les assemblant en utilisant une méthode de dépôt couche par couche assistée par ordinateur pour développer des tissus vivants et des organes pour l’ingénierie tissulaire, la médecine régénérative, la pharmacocinétique et plus généralement la recherche en biologie.

Vous l’aurez compris, il s’agit donc bel et bien de créer de nouvelles cellules qui viendront se greffer sur le corps humain de manière à être complètement intégré par notre organisme si complexe ! Un véritable espoir pour les femmes malades de leucémies.

LES DÉBUTS DE LA RECHERCHE

Les chercheurs de l’Université de Northwestern ont décidé de tenter l’expérience sur des femelles souris stériles afin de les faire ovuler. L’expérience a réussie et a permis à ces souris de donner naissances à des petits en bonne santé.

QUELS ESPOIRS POUR LES FEMMES STÉRILES?

Les femmes traitées pour des cancers se retrouvent dans des situations extrêmement compliquées. Certains traitements comme les radiations pourront à jamais avoir un impact sur leur fertilité, les rendant stériles pour pouvoir les aider à se débarrasser des métastases présentent dans leur corps.

La solution qui avait été utilisée jusque là était de proposer aux femmes de congeler leurs ovaires avant le traitement sous radiations. Mais comme vous pouvez vous en douter, cette solution n’est pas sans risque puisque les tissus ovariens, une fois réintégrés dans le corps de la femme ont potentiellement un risque de contenir encore des cellules cancéreuses qui seront susceptibles de réactiver la maladie par la patiente.

«Il fallait fabriquer une structure qui n’écrase pas les follicules, car leur forme sphérique garantit les échanges indispensables entre l’ovocyte, en centre, et les cellules productrices de stéroïdes autour. Ces follicules n’étant pas reliés au système sanguin, ils ne risquent pas de remettre en circulation d’éventuelles cellules tumorales » , explique Monica Laronda, co-auteure de l’étude à l’université Northwestern à Chicago

Protéger l’ovaire artificiel était donc une des priorités de l’équipe pour éviter ce problème.

«L’ovaire artificiel permettrait de réduire au maximum les risques de réinjecter des cellules tumorales dans l’organisme, tout en rendant possible une grossesse», Pr Catherine Poirot, responsable du programme de conservation de la fertilité de l’unité adolescents et jeunes adultes à l’hôpital Saint-Louis

Monica Laronda explique que les expériences vont suivre leur cours et cette fois avec des tests établis sur des animaux plus grands avant de se lancer sur des tests humains.Le but sera de vérifier que les follicules humains réagissent positivement dans une structure similaire à celle testée chez la souris. Mais l’équipe reste très positive quant au succès de ces nouvelles méthodes.

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